| |
lger,
juin 1973. Deux évènements marquants vinrent
troubler la quiétude matinale des quartiers populaires
de la ville. Le passage du Concorde au dessus de la capitale
et la naissance du petit Merwane. Un gros bébé
jouflu. Tellement qu'il a fallut estimer son poids, la ballance
n'excédant pas la barre des 5 kilos. Une arrivée
sur cette terre quelque peu houleuse pour une maman, qui
n'en avait pas fini d'en voir des vertes et des pas mures...
Suivirent peu de temps après deux autres frères
avec qui entente et mésentente venaient pimenter
une enfance heureuse.
e
seul souvenir triste, voir effrayant auquel je fais encore
référence aujourd'hui fut le tremblement de
terre d' El Asnam (littéralement "les ruines",
aujourd'hui rebatisée) en octobre 80. Une ville située
pourtant à quelques centaines de km d'alger mais
dont le séisme hante encore ma mémoire, étant
l'évènement le plus terrifiant de mon existance.
Tant qu'on n'en a pas vécu un, on ne peut l'imaginer...
eu
de temps après c'était le grand saut de l'autre
côté de la méditerranée. Débarquement
: aéroport d'Orly. Mon père, journaliste à
l'époque, fut nomé correspondant à
Paris pour l'agence algérienne d'information, l'équivalent
de l'AFP française. 5 années au total d'une
vie de pré-adolescent, tintée de souvenirs
dans l'ensemble agréables. De cette période,
je ne retiendrai que quelques tranches de vies :
- Une intégration difficile au début et une
intollérance chronique.
- Coluche qui habitait à deux pas de chez nous et
que je croisais régulièrement.
- Un parc Montsouris comme terrain de jeu quotidien.
- Un concert à Bercy à l'age de 14 ans avec
Prince en vedette.
- Un batiment classé monument historique incendié,
lors d'un des plus vigoureux hiver qu'ai connu la capitale...
ap
ensuite vers le sud, rejoindre la chaleur tropicale de l'afrique
occidentale. Arrivé à Dakar l'année
de mon BEPC, je ne l'ai quitté qu'après y
avoir passé et obtenu mon baccalauréat, en
short et débardeur... Une expérience de l'afrique
enrichissante sur tant de points qu'il en serait laborieux
d'en faire l'echo ici meme. Mais au delà d'un climat
exceptionnel et d'une douceur de vivre exemplaire, c'est
surtout le brassage des cultures et des mentalités
qui m'ont le plus marqué, aujourd'hui encore. Je
garde des souvenirs intarissables du Lycée français
Jean Mermoz, de mes premiers pas au basket, des premières
boom bien sûre et des amis dont quelque uns font encore
patie de mon quotidien à ce jour.
es
sciences appliquées m'ont, depuis tout jeune, passionés.
Mais je sentais malgrès tout en moi une âme
plutôt artistico-littéraire qu'Euclidienne.
Le système scolaire se voulant ainsi fait, je fut
orienté vers un baccalauréat scientique puis
fatalement, droit dans l'impasse du Deug de sciences physiques.
Malheureusement, au milieu de l'univers diplomatico-consulaire
que fréquentais mes parents à cette époque,
avoir un fils en Terminale C ou D avait plus "de panache".
Et j'ai joué le jeu de la normalisation un peu malgrès
moi.
raichement
débarqué à Nice dans un studio d'a
peine 12 m², je goutais enfin aux plaisirs de la prise
en charge totale et parfois, des dérives de la liberté.
La Fac ? oui j'y ai des amis, mais les cours ne m'y interessent
pas. J'y rencontre beaucoup de gens, notament grâce
au basket. Une saison qui m'a vallu de remporter le titre
universitaire régional et de participer au championnat
de France à Caen. Là nous ne décrochons
que le trophé de l'équipe la plus sympathique,
mais rien de bien glorieux...
e
sport a toujours fait partie de mon quotidien, d'abord le
football comme tout algérien qui se respecte, ensuite
le tennis pour le plaisir, et enfin le karaté et
le basket en compétition. Double champion de Karaté
du Sénégal catégorie Kata. Un sport,
un dojo et un certain maître Nuñes qui me manquent
beaucoup aujourd'hui.
ommence
alors pour moi une nouvelle ère. Celle d'avoir enfin
pu trouver ma voie... Une passion née alors pour
ces métiers de la communication. Féru d'informatique
depuis le fameux TO7 70 de Thomson (1984) et après
une longue pause dédiée au sport, je m'équipe
d'un Pentium 90 survitaminé pour l'époque
et apprend parralèlement à mon métier,
celui de designer et de webmaster. Un diplome de major de
promotion en poche, je me lance alors, le lendemain ou presque,
dans la vie active.
'en
suivent alors des évèments que je détail
académiquement dans mon parcours professionnel, je
te laisse donc Ô publique chaleureux et nombreux ce
soir parcourir le fil de mes évènements artistiques
et te faire une idée plus cartésienne de ma
vie, certes avec moins de chaleur et de personalité
que sur ces quelques lignes que tu as eu la patience de
lire jusqu'ici. Si je le sais, sinon tu lirais pas cette
phrase...
-Fin- |